Violences sans frontières ?

EDITO : Un monde violent.  

Vous avez sans doute remarqué qu’il existe, aujourd’hui, un sujet particulièrement clivant, qu’il vaut mieux éviter dans le cadre familial, amical ou professionnel ; c’est la vaccination.

Donc je n’aborderai pas ce thème, sauf pour faire prendre conscience du niveau de violence que ce sujet engendre : centres de vaccination saccagés, soignants agressés et menacés de mort, manifestations  hebdomadaires, agrémentées parfois de slogans choquants, en réponse à une obligation ressentie par certains comme étant elle même une violence à l’encontre de leur conscience. 

Les convictions profondes et la justesse supposée des combats justifient-elles, à elles seules, l’usage de la violence ?

Même si notre monde vit globalement une période de paix relative, la violence envahit notre société : dans les propos, dans les relations entre personnes, entre états, entre conceptions différentes de pensée, entre courants religieux.

Nombre de conflits dans le monde ont pour origine «  la religion ». L’islam est souvent au cœur de ces conflits, soit du côté des agresseurs soit du côté des victimes (Afghanistan, Mali, Burkina Faso, Mozambique, mais aussi Chine et Birmanie)

Ces violences, qui privent des êtres humains de leur droit essentiel, celui à la sécurité, sont souvent commises au nom des textes sacrés. Rien de nouveau sous le soleil  ! Le christianisme a pratiqué et aussi imposé sa religion avec violence à d’autres époques ; persécution des juifs (les déicides), conversions forcées, croisades, inquisition, guerres de religion… Cette violence au nom de Dieu ou de divers principes, a des conséquences dramatiques sur les individus pris en otage. L’une de ces conséquences est la migration.

En 2020, le nombre total de migrants atteignait 281 millions, dont plus de 82 millions étaient des déplacés forcés, en raison d’un conflit.

ADRA, consciente du problème, développe des programmes de soutien aux victimes de l’insécurité liées à ces violences ! A Haïti, au Mozambique, au Bangladesh, pour les réfugiés d’Irak, de Syrie  ou d’Afghanistan.

En France, les antennes locales d’ADRA se préoccupent aussi des victimes de toutes sortes de  violence, qu’il s’agisse de réfugiés ou de personnes discriminées.

Les associations humanitaires sont confrontées aux conséquences humaines des différents facteurs, en plus de la pandémie, les changements climatiques, la pauvreté, les catastrophes naturelles et les conflits violents.

Alain Lovera

Rédacteur en chef du magazine Trait d’Union

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