Paroles de réfugiés

Témoignage d’Inna

Inna est une personne âgée et elle raconte la difficulté que les Ukrainiens ont eu pour quitter le pays. La situation alimentaire sur place est rapidement devenue très problématique : il n’y avait plus d’approvisionnement en nourriture et il fallait faire la queue pendant des heures en boulangerie pour espérer avoir du pain.

Beaucoup de personnes ont fui vers l’extérieur. Inna raconte que ces enfants ont quitté le pays après 2 jours de guerre. Un grand nombre de personnes âgées ont préféré rester sur place plutôt que de fuir.

Elle a malgré tout décidé de fuir après le bombardement de la maison d’un de ces voisins, dans la ville d’Irpin. L’explosion a complètement détruit la maison et cet événement a poussé de nombreux habitants de la ville à fuir aussi. Il ne reste plus rien là-bas, il n’y a plus d’eau, plus d’électricité.

Inna a pu fuir vers la Roumanie, d’où elle nous fait part de son histoire. Fuir son pays est une expérience traumatisante. C’est dur de laisser tout ce qu’on a derrière soi. 

Des millions d’Ukrainiens sont toujours dans le besoin et attendent une aide humanitaire d’urgence, de nourritures, d’eau, de médicaments, de vêtements. Les besoins sont larges.

« Des gens qui n’ont rien à voir avec la guerre sont entrain de souffrir »

Leur souhait à tous est que cette guerre s’arrête et qu’ils puissent retrouver leurs maisons.

Témoignage d’Aziz

Aziz est un jeune Ukrainien vivant dans la ville de Kharkiv, 2e plus grande ville et centre culturel ukrainien important, qui a été complètement détruite et ravagée.

Les bombardements ont créé de grands mouvements de paniques, les queues d’attentes pour récupérer de la nourriture étaient très longues et les stocks de nourriture de cette grande ville se sont vite écoulés. Il nous raconte comment sa ville a été ravagée par les bombes et les tirs. « Il ne reste presque plus rien à Kharkiv » et le but de tous était de la quitter au plus vite. Vivre la destruction de sa ville en direct a été vraiment bouleversant pour Aziz mais aussi pour l’entièreté de la population de Kharkiv. Des milliers de personnes y ont péri en à peine une journée nous explique-t-il.

Aziz fait partie de ces jeunes qui ont tout laissé derrière eux pour recommencer une nouvelle vie à l’extérieur. Le 10 mars dernier, Aziz et deux de ses amis sont arrivés à la frontière roumaine. Sur place, plusieurs annonces de départ de bus y étaient affichées pour des destinations en Europe et ils ont pu prendre un bus qui les amena à Munich en Allemagne.

Aziz était un étudiant en médecine avant que la guerre ne commence. Il nous explique son souhait de reprendre ses études une fois la guerre terminée.

“Nous espérons tous que la paix arrivera bientôt”

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