Leisme Richelove a 14 ans et a toujours vécu à Roche-à-Bateau, commune de 25 000 habitants de la république d’Haïti, située sur la côte sud du pays.

Elle va à l’école, sa matière préférée est le français et un jour elle voudrait devenir infirmière. Elle vit avec ses deux sœurs, son frère et sa grand-mère. Ses parents, asthmatiques, sont décédés depuis trois ans.

Ils étaient tous dans leur maison, proche de l’océan, lorsque l’ouragan les a frappés et celle-ci s’est effondrée sur eux. Leur maison a été complètement détruite. Pendant la tempête, ils ne savaient pas s’ils survivraient, les arbres tombaient, les toits s’envolaient. Ils ont pu s’extirper des décombres puis ont fui à la nage vers la maison d’un proche où ils vivent désormais.

Ils ne pensaient pas que l’ouragan aurait été aussi puissant. Ils ont tout perdu – leurs porcs, leurs bœufs, leurs vêtements, leurs meubles et leur maison.

Avant la tempête, ils pêchaient et cultivaient du riz, des haricots et des bananes mais tout a été détruit. Maintenant ils achètent de quoi se nourrir au marché.

Maintenant Leisme souhaite que les gens écoutent et respectent les avertissements d’ouragans à l’avenir.

Fontus Cherley a 29 ans et vit proche de Roche-à-Bateau dans la maison de sa mère, où ils vivent à cinq : sa mère, sa sœur, son neveu, son cousin et lui. La force de la tempête le laisse sans voix. Il a été choqué et terrifié. Il n’a pas pu dormir et n’arrivait plus à penser les heures après la tempête. Il sentait la force du vent sur les fenêtres.

N’ayant pas pu se préparer en vue de la tempête malgré les avertissements (les gens ne pensaient pas qu’elle aurait été aussi puissante),il tenta alors de sécuriser le toit mais il dut abandonner et celui-ci s’envola. Maintenant il fait de son mieux pour rebâtir le toit.

Avant la tempête, il vivait de la vente de téléphones et d’abonnements, tandis que sa mère vendait des denrées alimentaires. Sa famille et lui ont perdu beaucoup de choses.

Dans la région, l’accès à l’eau a été difficile depuis plus de dix ans. Ils achètent leur eau dans une autre commune et utilisent la source en haut de la colline pour se baigner, boire, la cuisine et pour laver le linge.

Ils achetaient leur nourriture au magasin central de la ville et aussi à Les Cayes, ville à une heure de trajet.

Mais ils sont anxieux par rapport à la nourriture suite à l’ouragan : « Puisque tout est détruit, de toute manière, il y aura la famine. »

Merci beaucoup pour votre soutien envers ceux qui souffrent.

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